Passer au contenu principal

Des prothèses imprimées en 3D pour reprendre ses activités

29 septembre 2026

À l’Institut de réadaptation Gingras-Lindsay-de-Montréal (IRGLM), des prothèses sur mesure aident des personnes amputées à reprendre leurs activités.

L’impression 3D répond à des besoins très précis. Elle permet de créer des prothèses adaptées au corps et aux activités de chaque personne.

Ces prothèses peuvent par exemple aider à rejouer d’un instrument ou à pratiquer un sport. 

Une prothèse conçue pour chaque personne

 

Les prothèses vendues sur le marché ne répondent pas à tous les besoins. Certaines coûtent aussi trop cher pour des activités rarement couvertes par les assurances.

L’orthésiste-prothésiste Félix-Quentin Desrosiers conçoit donc des pièces sur mesure. Il les adapte aux capacités et aux activités de chaque personne.

Une fois le modèle créé, l’équipe peut reproduire la pièce au besoin.

Rejouer de la clarinette après une amputation

Irina Kirchberg perd son petit doigt après un accident. Cette amputation l’empêche de jouer certaines notes à la clarinette.

L’équipe crée une petite prothèse adaptée à sa main et à son instrument. Cette pièce lui permet d’atteindre les clés de sa clarinette.

Elle peut ainsi poursuivre une activité qu’elle pratique depuis 30 ans. 
 

Retrouver une meilleure prise au golf

Guy Delisle vit avec une amputation de plusieurs doigts. Les prothèses offertes ne conviennent pas à sa main.

L’équipe imprime une pièce qui tient dans sa paume. Cette prothèse lui permet de mieux tenir son bâton de golf.

Il peut maintenant frapper la balle plus loin et jouer avec plus d’aisance. 
 

Des pièces plus accessibles

 

L’impression 3D réduit le temps et le coût de fabrication de certaines pièces. Par exemple, une prothèse pour jouer au billard peut coûter environ 1 000 $. L’IRGLM peut produire une pièce semblable pour environ 30 $.

Certaines petites pièces sont fabriquées en moins de 2 heures, tandis que d’autres peuvent demander jusqu’à 20 heures.

L’imprimante utilise notamment du plastique et des matériaux qui contiennent du carbone.

 

Plus de 150 pièces conçues

 

La Fondation Réa finance l’imprimante pour un peu plus de 25 000 $. Après un an, elle compte déjà plus de 1 200 heures d’utilisation.

L’équipe possède maintenant un catalogue de plus de 150 pièces. Elle aide surtout les personnes amputées d’une main ou d’un bras.

Chaque pièce poursuit le même objectif : répondre à un besoin concret des usagers et des usagères.