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Une formation dans les résidences privées pour aînés adaptée aux besoins des résidents

2 juillet 2026

Réponse à une lettre d’opinion de Sylvie Tremblay, directrice générale du Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU)

Santé Québec tient à réagir à une lettre d’opinion publiée récemment dans le Journal de Montréal qui laisse entendre que les exigences de formation dans les résidences privées pour aînés (RPA) seraient abaissées.

Cette affirmation ne reflète pas la réalité.

Toutes les RPA sont différentes et n’offrent pas les mêmes services. C’est pourquoi les exigences doivent suivre les besoins des résidents.

Certaines accueillent des personnes autonomes, d’autres des personnes ayant besoin d’une assistance importante. Il est donc normal que les exigences de formation soient adaptées à la clientèle et aux services offerts. Là où des soins d’assistance personnelle sont requis, la formation demeure obligatoire.

Le « 180 heures contre 14 heures », c’est comparer des pommes avec des oranges. Ces formations respectives n’ont pas le même objectif.

La formation de 180 heures permet d’acquérir les compétences nécessaires pour offrir de l’assistance personnelle. La formation de 14 heures répond, quant à elle, à une exigence distincte permettant d’effectuer certains actes précis, comme l’administration de médicaments ou certains soins, lorsque la réglementation le prévoit. Elles sont complémentaires, et non interchangeables.

Nous ne souhaitons pas en demander moins, mais plutôt de rendre les exigences applicables partout au Québec, sans compromis sur la qualité.

La réalité est que l’accès aux formations reconnues demeure inégal selon les régions, alors que les résidences composent avec un important roulement de personnel. Les ajustements proposés visent à élargir l’offre de formation en permettant à davantage d’organismes de les offrir. Il ne s’agit pas de réduire les exigences, mais de s’assurer qu’elles puissent réellement être respectées.

La qualité et la sécurité des services continuent de reposer sur un ensemble de leviers : des normes reconnues, des suivis, des inspections et la possibilité d’exiger des formations supplémentaires selon les besoins des résidents.

L’objectif de Santé Québec est donc simple : offrir partout au Québec des services sécuritaires et de qualité grâce à des exigences élevées, accessibles et adaptées aux réalités du terrain.

Nous demeurons à l’écoute des préoccupations soulevées et disponibles.

Paul Guyot, directeur général, Santé et bien-être des aînés, Santé Québec