Dans une salle d’urgence, on est porté à se poser la question « comment fonctionnent les équipes pour déterminer l’ordre de passage des usagères et des usagers? », surtout lorsque l’achalandage est élevé. Mieux comprendre le fonctionnement de l’urgence permet de mieux interpréter l’attente, de choisir le bon service et de mieux saisir le travail des équipes.
Les urgences du Québec accueillent actuellement environ 400 personnes de plus par jour qu’à la même période l’an dernier. Cette hausse peut avoir un effet sur l’attente, sur l’occupation des civières et sur la capacité des unités de soins à accueillir les personnes qui doivent être hospitalisées.
Malgré ce contexte, les équipes demeurent à l’œuvre pour offrir les soins et les services requis. Leur travail mérite d’être reconnu, particulièrement après une période estivale exigeante.
Quand se rendre à l’urgence
Comprendre le fonctionnement de l’urgence aide à savoir quand s’y rendre, quand appeler le 811 et pourquoi certaines personnes sont vues plus rapidement que d’autres.
À l’urgence, les cas les plus graves sont pris en charge en priorité. Une personne qui présente des signes de problème cardiaque ou d’AVC (accident vasculaire cérébral) ou encore des difficultés respiratoires doit être vue rapidement.
À l’inverse, certains problèmes de santé courants peuvent être évalués autrement, lorsque l’état de la personne le permet. Cela peut éviter un déplacement à l’urgence et aider les équipes à se concentrer sur les situations critiques.
Comment fonctionne le triage
Le triage est une étape essentielle à l’arrivée à l’urgence. Il permet d’évaluer rapidement l’état de santé d’une personne et de déterminer le niveau de priorité. Ce classement ne diminue pas l’importance de la souffrance vécue. Il sert à organiser les soins selon le risque pour la santé. Les niveaux de priorité sont généralement les suivants :
- Situation très critique, qui demande une intervention immédiate.
- Situation très urgente, qui nécessite une prise en charge rapide.
- Situation urgente, où l’état de la personne est plus stable.
- Situation moins urgente, qui doit être évaluée, mais sans signe immédiat de gravité.
- Situation non urgente, qui peut souvent être prise en charge par une autre ressource.
Des repères pour mieux suivre la situation
Les données du Coup d’œil sur les urgences permettent de mieux comprendre comment se situent les urgences dans chaque région du Québec, notamment concernant le temps moyen d’attente avant de voir l’infirmière ou l’infirmier au triage ou le temps passé sur une civière avant d’avoir un lit à l’étage.
Le Coup d’œil, un espace numérique de données sur le réseau, présente différents indicateurs, comme la durée moyenne de séjour à l’urgence avant l’admission à l’hôpital. Il permet de comprendre :
• ce qui est mesuré;
• l’importance de l’indicateur;
• l’évolution de la situation.
Ces données ne servent pas seulement à constater l’évolution des besoins en soins et services, elles soutiennent la planification et l’amélioration des services ainsi que la prise de décision.
Avant de se déplacer à l’urgence
Si la vie d’une personne n’est pas compromise, la population est invitée à communiquer avec le 811 avant de se rendre à l’urgence. Des professionnelles et des professionnels de la santé sont disponibles 24 heures sur 24, gratuitement et de façon confidentielle. Ils peuvent offrir des conseils et orienter les personnes vers la ressource la plus appropriée.
Des équipes présentes en tout temps
Chaque jour, les équipes des urgences évaluent, priorisent, soignent et accompagnent des personnes vivant une situation de santé urgente ou critique.
Leur rôle est essentiel. Elles travaillent dans un contexte où les demandes sont nombreuses et où chaque décision doit tenir compte de la sécurité des usagers et des usagères. Mieux utiliser les services, c’est aussi une façon de soutenir leur travail.

